Non à la baisse des APL

Une déclaration de Nathalie Dinner, présidente de l’OPH de Villeneuve-Saint-Georges

Au cœur de l’été, le gouvernement vient de décider une nouvelle baisse des Aides personnelles au logement. Cette mesure pèsera lourdement pour les foyers les plus modestes, pour qui chaque euro compte : c’est un mauvais coup contre les familles et contre le droit au logement pour tous.

Une baisse de 5 euros mensuels pour chaque allocataire : c’est un coup dur porté contre les allocataires de l’APL. Ce sont près d’un millier de familles locataires de notre Office qui vont voir leur pouvoir d’achat amputé de 60 euros par an : cela pèse lourd sur le budget, pour des foyers qui subissent déjà de plein fouet les effets du chômage, de la précarité, du temps partiel imposé et des bas-salaires.

D’autant que ce n’est pas la première baisse que subissent les locataires : en septembre dernier, j’avais déjà eu l’occasion de m’exprimer contre la baisse des APL décidée par le gouvernement précédent, qui avait décidé d’inclure l’épargne des ménages dans le calcul de leurs allocations.

C’est un coup dur également pour les bailleurs sociaux. Fidèle à leur vocation sociale, ils logent dans leur patrimoine des millions de foyers qui ne pourraient accéder au logement sans cela.

Taxer, raboter voire supprimer les APL pour nos locataires, c’est les fragiliser un peu plus encore. C’est également fragiliser le système du logement social dans son ensemble, dans un moment de crise aigüe.

L’argument avancé – “lutter contre la flambée des loyers” – est d’une rare hypocrisie. Qui peut croire que les loyers du secteur privé vont diminuer du fait de la baisse de l’APL ? Il faut au contraire plafonner les loyers du secteur “libre”, arrêter de subventionner la spéculation immobilière par des dispositifs fiscaux et aider les bailleurs sociaux à construire massivement des logements de qualité.

Je demande au gouvernement de revenir sur cette mesure, mesquine et injuste.

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